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Draéna

Draéna

Une vie parmi tant d'autres


13- La Mine

Publié par Ranks sur 24 Novembre 2015, 11:51am

Catégories : #TESO

13- La Mine

De retour depuis deux nuits, la rougegarde reprends ses marques doucement. La vie de la Horde avait continué sans elle et c’est tant mieux. De nouvelles têtes, de nouveaux Etrangers et ses frères et soeurs en plus ou moins bonne forme.

 

Assise à califourchon sur ce qu’il reste d’une colonne de temple couchée sur le sable, elle surveille ou plutôt contemple la nuit d’Alik’r. Sous elle le campement s’endort. Bien qu’elle aperçoit Yamir et Nolwaën en grande conversation.

 

Son esprit revient sur les membres de la Horde, la nouvelle Trail’r : Célia, qui ne s’est pas présentée ou qu’on ne lui a pas présenté. Une “oreille-pointue” bien loin de chez elle… Elle même ne s’était pas présenté son esprit étant ailleurs depuis son retour. La démonstration de bêtise de Malik et Asgeïr avec leur concours de celui qui boira le plus, a fait remonter des souvenirs douloureux chez la rougegarde. Et au vu de la réaction de Yurdanur, il semble qu'elle ne soit pas la seule à avoir désapprouvé ce défi stupide.

 

*Et Sharih ?* Pense t’elle en regardant au loin dans le désert. Se demandant où se trouve celle qui pour Draéna était l’Enfant d’Hel do Alik’r. Sa verve lui manquera, son flot de questions incessant, sa joie de vivre et son sourire également. Mais c’est ainsi, la jeune femme s’en est allée. Elle aurait aimé la serrer contre elle et lui souhaiter bonne route et de faire attention à elle.

 

*Et toi ?* Depuis la dernière Lune Rousse et la Mine, elle se parlait à elle même, la partie bestiale toujours présente, jouant le rôle d’une conscience pure, sans "défaut"… Basique et très primaire réclamant sans cesse son indépendance.

 

*Quoi moi ?* Se réponds elle.

 

*Tu regardes le désert avec plus d’attention que d’habitude, tu sens l’envie de partir toi aussi ?*

 

*Non, je suis bien avec eux ! Je suis comme eux...*

 

*Tu es unique, aucun d’eux n'est comme Toi et ne peut Te comprendre ou T’aider. Regarde, tout ceux qui étaient comme toi et qui ont été membre de la Horde sont partis ou morts. N’est ce pas un signe ? Une évidence à prendre en compte !*

 

Draéna tourne le regard vers l’Est et plisse les yeux pour mieux voir. Un léger nuage de sable s’élève, puis en haut d’une dune apparaît une troupe de chacal qui poursuit son chemin en jacassant.

 

*Ils sont partis car ils étaient faibles.. Je suis forte, plus forte qu’eux !* En regardant vers le camps.

 

*C’est bien parce que tu es forte que tu devrais partir. Ta force appellera plus de défis, plus de liberté. En acceptant ton Loup, tu dois aussi accepter son indépendance… Ton indépendance !*

 

Se relevant, elle s’accroupit sur le perchoir. Ce que sa conscience lui insuffle est dur à entendre, dur à accepter et dur à faire. Il lui fallait du temps pour réfléchir, peser le pour et le contre et surtout accepter ou combattre.

 

Son esprit repart sur la nuit de pleines lunes, sa transmutation et son Loup qui, perdu, s’enfonce vers les mines de Kulati. Quelque-chose l’attire vers les mines. Une odeur inconnue, une odeur de fauve, de prédateur, une odeur qu’elle devait combattre pour assurer sa propre survie. Draéna n’a pas de souvenirs clairs de ce qui l’a attiré vers les mines. Tout ce qu’elle sait, c’est qu’elle s’est retrouvée dans le noir le plus profond, nue dans les couloirs d’une mine. N’ayant aucun repères pour se situer, elle passera plusieurs jours ou semaines, elle ne sait, à chercher son chemin. Quand au loin elle aperçoit une petite lueur et la suit. Grimpant tant bien que mal les parois de la mine, elle débouche au dehors.

 

Elle constate sous la crasse que ses bras, son dos sont griffés de part en part. Des traces de morsures sont présentes sur son épaule, son cou et ses cuisses. Avec horreur elle regarde la cheminée par lequel elle est sortie et frémit, se demandant ce qui l’avait attaqué ou ce qu’elle avait attaqué dans ces mines. Les cicatrices s’effaceront avec le temps et ce grâce à sa constitution de loup garou.

 

La rougegarde regarde plus bas vers le campement, et voit la patrouille de garde passer. Alors que dans son esprit sa Bête repart à l’attaque :

 

*Quand leur diras tu ?*

 

*Leur dire quoi ?* En soupirant.

 

*Adieu !*

 

Draéna renifle et essuie ses yeux qui s’embrument, ne répondant pas pendant un moment qui semble une éternité. Elle porte la main sur son coeur qui bat plus fort et se serre à l’idée. Ressentant une douleur aussi vive que celle qu’elle a pu ressentir avec Nolwaën, elle souffle en sautant à terre :

 

“... Bientôt… ! ... Bientôt, il sera temps…” En suivant le chemin de ronde pour se changer les idées.

 

 

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La suite ici :

http://draena.over-blog.com/2015/11/14-la-proie.html

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