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Draéna

Draéna

Une vie parmi tant d'autres


14- La proie

Publié par Ranks sur 24 Novembre 2015, 11:52am

Catégories : #TESO

14- La proie

Uetonga’r.

 

Bien plus qu’un mot ou qu’un grade. C’est le Sang et la Force de la Horde. Un exemple pour tous, un Honneur qu’il faut mériter par un engagement de tous les instants. Nolwaën semble croire que la rougegarde en est capable et qu’elle a la fibre pour être une Uetonga’r bien meilleure qu’elle. Pourtant Draéna doute. Non pas qu’elle n’en soit pas capable : mener des troupes, savoir que ses faits et gestes seront repris et imités par les plus jeunes ne la gêne pas. Quand à former ou défendre au prix de sa vie la Horde : sa famille, ne lui pose pas de problème. Mais...

 

*Comment être un exemple alors que je ne peux assurer pouvoir me contrôler et que je peux représenter un éventuel danger pour les autres ?* Pense t’elle en cette nuit de veille de levé de camps.

 

Deux nuits plus tôt, elle a, contre toute attente et ses dires, demandé l’autorisation de passer son épreuve de force. Il lui a fallut du temps pour s’assurer être prête. Encore une fois ce n’est pas le combat qui l’attends qui la faisait reculer, mais juste cette part d’elle même qu’elle ne contrôle pas. Elle se sent assez forte pour combattre cette force intérieure, pas pour elle, mais bien pour la Horde. La première épreuve sera révélatrice de sa capacité à se contenir.

 

Sa proie ? Seul le scorpion géant représente un réel danger à sa constitution. Une piqûre de son dard, le poison se répandant dans son organisme la fragilisera au point où elle pourra succomber et partir vers les terrains de chasse d’Hircine.

 

Scorpion...

Comme toi, j’aime le désert et le vénère,

Comme toi, je ne crains pas la solitude,

Comme toi, je suis entouré d’une carapace endurcie par le temps,

Comme toi, j’attaque lorsque je me sens en danger,

Comme toi, je n’ai qu’une faille,

Comme toi, je vivrai et je mourrai en Alik’r.

 

Récite t’elle en regardant vers l’entrée de la grotte où Merwyn a combattu son scorpion.

 

“... Scorpion, bientôt nous nous rencontrerons pour discuter ensemble… Ton dard entamera une danse mortelle avec ma lame et avant la fin de la nuit, seul l’un de nous sera encore sur ses pattes…” Dit-elle avec un sourire.

 

Assise sur son perchoir, elle regarde le campement. Après avoir aidée Nolwaën à ranger une partie de la tente des Uetonga’r envahie par des peaux de bête. Elle a commencé à ranger la réserve. Séparant les armes et armures cassées de celles qui sont encore utiles. Un petit tas de métal à fondre gît là dans un coin. S’accroupissant elle avait, à un moment, prit ce qui restait de son bouclier à forme de lune. Le soupesant, elle l’avait déposé avec respect en haut de la pile. Il l’avait accompagné dans bien des combats et le dernier lui fût fatal et lui sauva le bras. Elle verra demain avec la Tukta’r, sur ce qu’il convenait de faire de ce tas de ferraille et de bois. Ne doutant pas qu’on puisse fondre une partie pour resservir à d’autres fins.

 

Les nuits sont longues pour ceux qui ne dorment pas... Elle avait donc profité de cet état pour avancer le rangement du camp. Son regard se porte sur la tente des Trail’r, revenant sur la soirée et ce rougegarde marchand d’esclave : Arson…

 

Elle se revoit sur le bureau du marchand d’esclave, qui tente de sauver sa misérable vie en jacassant les mains levées. La pointe de la lame de Draéna piquant sa pomme d’Adam, n’attendant qu’une simple pression pour transpercer la trachée. Ajma, derrière lui, a ses lames contre le dos de l’homme et Nolwaën le vise d’une flèche encochée.

 

*A ce moment nous aurions pu te perdre Rosie. A ce moment nous aurions dû contenir notre Rage et user de Raison !* Aucun d’eux ne sait où se trouve Rosie, pourtant ils obéissent aveuglément à l’ordre simple de l’Ugakta’r :

 

“Rattrapez-le et tuez-le !”.

 

Sans un remord et avec un plaisir non dissimulé, elle appuie d’un coup sec sur la garde de sa lame qui s’enfonce facilement dans la gorge du rougegarde. Instinctivement il porte les mains à sa gorge et des gargouillis s’échappent de sa gorge. Le sang s’écoule doucement et rougit rapidement le torse de l’homme qui s’effondre. Draéna inclinant légèrement la tête sur le côté droit le regarde mourir, une satisfaction non feinte illumine ses yeux. Elle regarde la vie quitter le corps de cet être qu’elle a accueillit quelques heures plus tôt au campement.

 

Accueillit avec respect, pourchassé avec férocité puis tué sans remords.

 

La chasse avait prit fin, la proie était morte.

 

Retirant sa lame, elle l’essuie sur les manches du cadavre alors que l’ordre de Nolwaën claque et la ramène à la dure réalité et à l’absence de Rosie.

 

“Fouillez le bureau prenez tout ce qui a de la valeur ou ce qui concerne Rosie !”

 

Plusieurs heures plus tard, après un retour au campement et un aller retour vers Sentinelle avec Yamir, Rosie est de retour parmi eux. Pourtant Draéna n’est pas heureuse du dénouement. Se questionnant sur le fait quelles auraient pu tenter de négocier avec le porc avant de le tuer. Elle avait agit comme son loup, sans réfléchir, instinctivement avec férocité. Seul l’ordre avait compté à cet instant.

 

Elle secoue la tête se persuadant, au vu du résultat, que c’est ce qu’il fallait faire. Levant le nez vers les lunes, elle soupire, il lui faudrait partir d’ici peu pour les Lunes Rousses.

 

Sautant au sol, elle hume l’air un moment et tourne la tête vers les falaises. Une odeur familière tout en étant inconnue lui parvenant. Sans comprendre, elle constate que son corps à déjà réagit. Se retrouvant accroupie, la main sur la garde de son épée, prête à la sortir. Son regard fixé vers ce qui semble être l’origine de cette odeur ou du moins la direction. La sensation d’être observée se fait plus insistante. Son esprit lui jouerait il des tours ? Relevant le nez, elle essaye de retrouver l’odeur, mais rien. Son regard cherche une forme, une ombre, quelque chose qui se déplacerait, mais seule la nuit est présente avec elle…

 

Dans son dos elle sent la sueur froide couler doucement, ses mains sont moites et elle les essuie sur ses cuisses tout en se relevant. Un frisson la parcourt et pour la première fois depuis longtemps, elle ressent la peur s’insinuer en elle...

 

Se demandant si elle n'est pas devenue une proie à son tour.

 

 

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