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Draéna

Draéna

Une vie parmi tant d'autres


4- Mort et Renaissance

Publié par Ranks sur 24 Novembre 2015, 10:59am

Catégories : #TESO

4- Mort et Renaissance

Durant cette journée, « l’Etrangère » participe à la vie du campement. Ramassant du bois aux alentours, cherchant ici et là des tâches à accomplir pour aider, elle cherche visiblement à s’occuper l’esprit. On la sent nerveuse, était-ce à cause de la cérémonie d’hommage qui aurait lieu le soir même ou bien tout autre-chose.

 

Le soir arrive assez vite. Assise au bord de l’arène, elle regarde dans le vide, les genoux serrés sous son menton. Les yeux fermés elle se stupéfait d’entendre les bruits insignifiants et semblant lointain… Le grattement des pattes d’un coyote non loin, les grains de sable qui filent sous les ondulations d’un serpent… Les odeurs aussi, elle reconnaît les odeurs de chacun des membres de la Horde qu’elle a croisé. De nouvelles odeurs lui parviennent également, un mouvement sur sa gauche la tire de ses rêveries.

 

Elle associe l’odeur à l’homme qui s’y tient. Mettant surement dans son esprit l’information dans une petite case.

 

*Ca commence !* Se dit-elle, alors que l’homme s’approche d’elle pour la saluer.

 

La discussion s’entame et derrière elle, elle sent une autre présence qui approche, elle se retient de se retourner et gronder à cette hypothétique menace, alors qu’une femme les saluts…

 

Maar vient les prévenir que la cérémonie va commencer, elle soupire d’aise. Elle avait hâte que cela se termine. Non pas qu’elle se fiche des morts, au contraire, mais son désir de rendre hommage, allait à l’encontre de la sécurité des personnes présentes surtout aujourd’hui.

 

*Non ça n’arrivera pas.. Pas maintenant.. !* Levant les yeux vers le ciel étoilé.

 

https://www.youtube.com/watch?v=i1GmxMTwUgs

 

… La cérémonie est pleine de tristesse et d’hommages respectueux. Les témoignages prouvant que les deux adultes étaient respectés au sein de la Horde fusent. Elle-même ne comprends pas comment une telle tragédie pouvait avoir eut lieu. Avec le peu d’informations qu’elle avait et de connaissances, elle ne comprends tous simplement pas. Comment un mari et une femme pouvaient s’entretuer ? Comment, sachant qu’il y avait un enfant à naître, aucun des deux n’aient retenu leurs coups, ou simplement trouver une entente ?

 

C’est la mort de l’enfant qui lui fait le plus mal. Elle sent monter en elle une rage, un désir de crier l’injustice d’une telle chose, mais se calme.

 

*Non.. Tu ne gagneras pas, tu ne réussiras pas à sortir… Tes stratagèmes me sont connus.. Tu veux que je relâche la laisse… hein.. Mais sache que je la tiens fermement et que si je pouvais t’étrangler avec… * Pense t’elle, alors que les hommages sont présentés par les membres de la Horde.

 

Elle-même se présente devant le bûcher éteint et ramassant du sable en verse dans les mains des adultes avec ces mots :

 

« Vous avez combattus, aimez et vécus dans ce désert, il me semble normal qu’il vous accompagne… Quand à toi Petite… Prends soin de tes parents.. Bon voyage.. »

 

Quelques instant plus tard le bucher est allumé. Gagnant en force, le feu illumine la scène. Une peur animale étreint la jeune femme qui se recule pour ensuite partir, ne pouvant plus rester si proche de ce feu qui la rend mal à l’aise.

 

Il était temps pour elle de quitter le campement.

 

Elle voit Yamir et Priséa retourner dans leur tente. Elle leur laisse un moment, discutant avec un autre invité sur les raisons de leurs présences à tous deux ici. Prenant congé et s’excusant, elle demande audience à Yamir, qui comme à son habitude la reçoit avec bienveillance.

 

Dans la tente loin de tous, une discussion sur les raisons de son départ est entamée. Les explications de Draéna ne sont pas remises en questions, mais Yamir dans sa sagesse Khajiit évoque différents points que la jeune femme n’avait tout simplement pas envisagés par méconnaissance…

 

… Le désert est très froid la nuit, mais elle ne le ressent pas. Regardant derrière elle, la jeune femme entrevoit encore les lumières du campement de la Horde. Elle poursuit son chemin jusqu’à une trappe qu’elle avait vu il y a quelques jours. Une trappe vers une ville engloutie. Une échelle de bois qui ne supporterait pas son poids une fois…

 

S’accroupissant elle pose la main sur la trappe prête à l’ouvrir. Mais les paroles de Yamir lui reviennent en mémoire. Un endroit dangereux où elle pourrait se perdre.

 

*Ca serait le mieux qu’il puisse m’arriver !* Ne le pensant pas vraiment.

 

Elle se relève et regarde de nouveau le ciel. Il allait être temps. Elle décide de poursuivre son chemin : la fuite n’ayant jamais été dans ses prérogatives, elle avait déjà assez fuit comme cela.

 

Les lunes étaient levées, et elle sentait déjà son corps s’enflammer. Rapidement elle trouve un arbuste, elle y creuse un petit trou et retire ses vêtements. Son corps la brûle, elle grimace et retient un cri. Nue, a genoux, elle place son bouclier sur le tas de vêtement et l’outre d’eau qu’elle avait emporté, espérant retrouver tout ceci plus tard.

 

Elle se relève et se tord de douleur. Pliée en deux, elle serre ses bras sur son ventre, avec cette l’impression qu’on lui arrache la peau et que des lames chauffées à blanc lui sont plaquées sur tous le corps. Sa tête bouillonne et tambourine. Levant les yeux vers les lunes, elle sent la transformation s’opérer.

 

Ses yeux verts changent pour devenir jaunes et sa vision également. Elle peut désormais voir dans la nuit, mais n’a pas le temps de s’émerveiller. Ses os craquent les uns après les autres. Ses membres s’allongent dans des craquements sourds d’os et de cartilage. Elle s’effondre au sol sous la douleur, son dos s’arque et sa colonne vertébrale craque. Elle lève un museau vers la lune, son visage n’est pratiquement plus humain, des oreilles pointues ont remplacé ses délicates oreilles, des crocs sont apparus, long blanc, effilés sur lesquels des filets de baves coulent sans discontinuer. La tête vers la lune elle hurle de douleur.

 

Un hurlement qui n’a rien d’humain et n’est pas encore un hurlement de loup.

 

Se relevant sur ses pattes, elle sent qu’elle a prit en taille, elle sent sa musculature puissante, elle regarde ses ongles qui sont devenus griffes, un épais pelage sombre parcours son corps. Ici et là des tâches de poils plus blanches parsème son corps. Humant l’air, elle gronde, sentant des proies toutes proches… Le désir, le plaisir de cette renaissance lui font pousser un long hurlement à la lune qui se répercute dans le désert. Enfin elle est libre de toute chaîne humaine. Elle se met alors en chasse…

 

Ses pattes frappent lourdement le sable, elle galope dans le désert, elle va vite, très vite. Elle saute parfois, s’accrochant à une paroi rocheuse qu’elle gravit sans peine. Elle a déjà fait festin de petites proies : une meute de coyotte, mais elle n’est pas encore rassasiée.

 

Accrochée à la paroi, elle hume l’air, cherchant quelque chose de plus appétissant, de plus stimulant. L’odeur lui parvint, comme un appel, un signe d’Hircine. Une odeur forte, qu’elle ne connait pas.

 

L’inconnu, le challenge, la Chasse, la pousse vers cette odeur. S’imaginant déjà ronger les os d’une quelconque créature. Elle se dirige doucement vers l’odeur et Le voit.

 

Un géant qui semble revenir lui aussi d’une chasse dans le désert. Pour peu qu’elle puisse sourire, ses yeux s’illuminent et ses babines remontent dans un rictus. Elle grogne doucement, puis se laissant tomber au sol, elle s’approche face au vent, aplatie le plus bas possible pour ne pas être vue. Tapie dans l’ombre elle le regarde s’éloigner. Elle aurait pu lui sauter dessus, l’attaquer par surprise, mais cela n’aurait aucun panache, aucun mérite. Elle voulait le terrasser, lui montrer sa toute puissance, le dominer.

 

 

Se relevant entière, elle hurle à la lune en écartant ses bras de son corps, pour le prévenir de sa présence et lui indiquer que la Chasse est lancée. Le géant n’a aucunement peur, il semble prêt à combattre et lève sa lourde masse comme un avertissement pour la Bête. Ce geste ne fait que renforcer le Lycan, qu’un combat digne aura lieu.

 

D’un bond, elle fait la moitié du chemin qui les sépare, s’élançant à quatre pattes, elle charge en grondant, les babines écumantes, l’œil fixé sur cette gorge qui n’attend que ses crocs. Le géant lui, n’est pas en reste car, lui aussi charge de toute la vitesse qu’il peut en grondant lui aussi. D’un coup de pattes arrière, elle se propulse pour percuter le géant au torse, trop court pour la gorge. Percuté de plein fouet, le géant titube mais ne tombe pas. Elle s’accroche en enfonçant ses griffes dans le corps du géant et tente de lui arracher des morceaux de chairs. Le gant lui assène des coups de poings pour lui faire lâcher prise, mais elle résiste, enfonçant encore plus ses griffes dans ce corps…

 

Elle se sent s’envoler dans les airs, alors qu’une main du géant l’agrippe dans le dos. Il la jette contre une paroi avec force. Elle hurle de douleur et se remet sur pattes, en le toisant. La rage l’étreint. Le sang sur le géant la revigore, cette vue, cette odeur de sang, la promesse d’un festin. Son esprit regarde vers cette poitrine ou bat ce cœur, dont elle souhaite se régaler... Mais avant il fallait le terrasser.

 

Une vingtaine de minutes plus tard, elle déchire des pans de chairs et se délecte de ce repas si chèrement gagné. Son pelage entier est couvert de sang et de reste de géant, ses griffes s’enfoncent dans la cage thoracique qu’elle arrache d’un geste de convoitise et sans ménagement. Prise de frénésie, elle enfonce son museau dans le corps du géant et croque à pleines dents ce cœur qui battait il y a peu.

 

Le gout de ce cœur encore chaud est une délivrance, une récompense pour elle… Elle festoiera une bonne partie de la nuit des restes du Géant. Epuisée, elle s’endormira sous le regard d’Hircine souriant…

 

A son réveil, Draéna pousse un cri d’effroi en voyant la carcasse du géant. Se reculant le plus loin possible du carnage. Nue, pleine de sang séché mêlé au sable, elle s’enfuit après avoir vomit. Dans le ciel des vautours rôdent attendant que la menace quitte les lieux…

 

Il lui faudra quelques temps pour retrouver ses vêtements. Elle se lavera rapidement avec l’outre d’eau, mais elle aurait préféré prendre un bain. Nettoyer, frotter, arracher cette odeur de sang, de tripes qu’elle continuait à sentir ou imaginer sur elle.

 

Elle vomit une seconde fois.

 

Elle retourne au campement dans l’après midi, essayant de passer inaperçu. Aidant aux tâches du campement, elle cherche principalement les tâches comme : aller chercher du bois, patrouiller pour la sécurité du campement, tout ce qui lui permet d’être loin des regards ou questions.

 

"Que fais l'Etrangère !?" La voix de Yamir claque comme le fouet.

 

Draéna assise et mangeant une pomme réponds simplement :

 

"Je mange une pomme.." Ne comprenant pas vraiment le sens de la question.

 

"Suis-moi !" le ton est peu avenant. Draéna le suit en regardant interrogative Sharih qui lui fait un clin d'oeil.

 

Dans la tente Yamir lui repose la question et précise sa pensée. La conversation qui suit, montre de façon évidente à la jeune femme qu'elle n'a aucune connaissance sur ce qui lui arrive et les implications. Yamir lui parle de territoire de chasse, de lune, d'Hircine et elle comprend qu'elle met en danger la Horde alors que les Lunes seront encore pleine ce soir. Pour elle, il suffisait que L'Autre soit rassasié pour le calmer et être "tranquille" jusqu'à la prochaine lune rousse. Yamir semblait dire que les lunes jouaient un véritable rôle et qu'elle pourrait se retransformer ce soir, ou tous les soirs de pleine lune.

 

"Je m'excuse de ma négligence et je comprends.." Dit-elle en sortant de la tente.

 

"Bonne chasse.. Mrrr" Lui réponds Yamir..

 

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La suite ici :

http://draena.over-blog.com/2015/11/5-le-choix.html

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